• Calendrier

    août 2008
    L Ma Me J V S D
    « avr    
     123
    45678910
    11121314151617
    18192021222324
    25262728293031
  • Derniers billets

  • Categories

  • Archives

  • Quand l’ONF dit merci aux motards verts…

    Quand l’ONF dit merci aux motos vertes…

    Hier soir, nouvel épisode dramatique et malheureusement classique de la vie estivale dans le sud : un incendie se déclare en fin d’après-midi près de Roquebrune sur Argens.

    boade_mondial

    Les canadairs interviennent, et les renforts terrestres affluent. Mais la plupart des groupes de pompiers ne sont pas d’ici (ils viennent des départements voisins) et ne connaissent pas bien le terrain.
    C’est alors que les patrouilles du CCFF (des bénévoles qui surveillent les massifs en tenue orange) sont mises à contribution pour guider et renseigner les soldats du feu.

    boade_mondial

    Guidage, distribution d’eau, reconnaissance, petite pause pour remonter le moral, nos missions sont multiples.
    Et dans ces instants où l’efficacité prime, les motos sont à l’honneur ! Les capitaines de sapeurs pompiers nous utilisent pour guider leurs troupes, pour faire des reconnaissances sur des pistes non carrossables, pour porter de l’eau à leurs gars. Les motos tout terrain font preuve de leur efficacité (même si dans le cas présent il ne s’agit - que - de gros trails).

    boade_mondial

    D’ailleurs, les responsables ONF qui veillent sur la forêt domaniale (en feu ce soir là) reconnaissent notre efficacité et n’hésitent pas non plus à nous utiliser.
    A plusieurs reprises, jusque tard dans la nuit, il nous sera demandé par des gardes ONF d’effectuer des reconnaissances sur des pistes de la domaniales, pour vérifier les endroits où le feu aurait sauté. Et ces mêmes personnes nous remercieront en ajoutant : “c’est bien, les motos !”

    boade_mondial

    Preuve que le dialogue est toujours possible entre les motorisés et les divers organismes gouvernementaux. C’est juste dommage qu’il faille de telles circonstances pour s’en rendre compte…

    Photos de Boade

    Les images valant souvent mieux qu’un long discours, je vous poste ici quelques photos prises à Boade. Bou a écrasé les autres de la tête et des épaules, alors il a droit à quelques clichés de plus…

    Cliquez sur l’image ci-dessous…
    boade_mondial

    N’hésitez pas à mettre vos commentaires..

    Ouvrir un centre de Tout-Terrain…

    Maya nouvellement élu président de la Moto Verte, il va bien falloir mettre en oeuvre son programme. Première promesse, la création de structures dans les communes pour faciliter l’accès au tout-terrain. Oui, mais voilà, qui va s’y coller, et où ? Pour vérifier le réalisme de cette proposition, nous avons trouvé un jeune pilote, Yannick Marpinard, diplômé du brevet d’état, qui rêve justement d’installer une école de moto dans une région pas si facile d’accès pour les motards : la côte d’azur !

    yannick Moto Verte : Tu étais moniteur à Andon il y a quelque temps, et là on te retrouve à Roquebrune/Argens…Que s’est-il passé ?
    Yannick Marpinard : Une petite perte de motivation au niveau de l’école de trial Happy où je travaillais, et par contre grande motivation à monter ma propre structure, avec toujours l’envie de partager ma passion. L’envie de monter une structure trial 100% mais avec une extension vers le quad trial.
    Moto Verte : On est à Roquebrune/Argens, à côté de Fréjus (lieu de la célèbre course de VTT “le Roc d’Azur”, NDR), as-tu déjà repéré des terrains, as-tu des contacts locaux ?
    YM : J’aimerai dire qu’on puisse ouvrir le centre bientôt. J’i déjà vu des terrains du côté de l’ancien camping. Maintenant, j’ai rendez-vous avec la mairie de Roquebrune le 31 mai et j’espère pouvoir trouver un accord avec la municipalité pour pouvoir louer un terrain et ouvrir le centre le plus rapidement possible.
    Moto Verte : Quel est le type de clientèle que tu attends ?
    YM : Je vais cibler sur toute l’année. Il y aura une clientèle touristique, plutôt sur le quad trial, et une clientèle qui cherche plus à progresser toute l’année. Je voudrais aussi monter une petite équipe de gens motivés pour progresser en compétition. L’été avec les grosses chaleurs c’est difficile de rouler en trial pur. les deux-trois mois de la saison d’été seraient donc plus consacrés aux touristes, avec des balades et de l’initiation. Le reste de la saison sera orientée vers les compétiteurs trial et les pratiquants loisirs désireux de se perfectionner.
    Moto Verte : Tu penses pouvoir organiser des randos en été malgré les interdictions dues aux risques d’incendies ?
    YM : Je pense que ça se fera sur des circuits délimités et restreints. Ce seront des balades d’une demi-heure à 50 minutes.

    Moto Verte : Sur ton site de trial, prévois-tu une structure d’hébergement ?
    YM : Dans un premier temps, je veux créer le centre moto, faire quelque chose de sérieux. j’ai travaillé dans beaucoup d’autres centres et je veux utiliser cette expérience pour créer une bonne structure et me consacrer à 100% à la partie technique et pédagogie. Après, si tu accueilles des enfants il faut les héberger. Mais je laisserai cette partie de la prestation aux personnes qui le font mieux que moi et qui sont des professionnels de la restauration et de l’hébergement.

    Moto Verte : En parlant des enfants, envisages-tu un partenariat avec l’éducation nationale ?
    YM : J’ai un BE, je suis donc agréé pour travailler avec des enfants et avec l’éducation nationale. Ma clientèle n’est pas limitée, on pourrait dire que ça va de 7 à 77 ans.

    Moto Verte : Personnellement, tu as commencé la moto assez jeune, non ?
    YM : Je suis originaire d’Angoulème, et la passion m’a été transmise par mon père. Je n’ai jamais roulé en compétition dans une autre discipline que le trial. J’ai commencé la moto à l’âge de 12 ans, ça fait une dizaine d’années que je roule. J’ai fait plusieurs saisons de championnat de France. je roule en Open pour la marque italienne Béta. J’ai eu un contrat pilote après avoir quitté Montesa en janvier. J’espère que ce sera reconduit l’an prochain ! Quand on est passionné, c’est une suite logique de vouloir transmettre sa passion aux autres. Je pense avoir une mission au niveau de la prévention : prévention quand on aborde une machine pour la première fois mais aussi au niveau de la sécurité routière. C’est la passion du trial qui m’anime. La création du centre me tient vraiment à coeur et l’apprentissage ludique, le travail avec les enfants est très important pour moi. De plus, ce travail de prévention autour de la moto est important aussi pour la mairie, et j’espère qu’on pourra trouver un accord. Une équipe compétition comme le team Maya Moto serait la cerise sur le gâteau !

    On voit que le programme de Maya est donc réaliste. La recette de Yannick est de s’appuyer sur les collectivités locales et les structures existantes pour ne pas déranger mais au contraire apporter un plus dans une région. Espérons que cette intitative sera couronnée de succès et que d’autres verront le jour à la suite…Si ça marche dans un coin de France aussi complexe que la côte d’Azur, tous les espoirs sont permis pour le reste du territoire !
    yannick
    Photo Olive

    Trial : Journée découverte à l’Audibergue

    J’ai reçu aujourd’hui un avis de l’Ecole Happy Trail d’Andon, qui organise le dimanche 13 mai le deuxième entraînement collectif de la saison 2007 :

    “On vous prépare 10 zones, à proximité du parking de l’Audibergue pour que votre épouse et vos enfants puissent vous suivre, avec 4 tracés différents, du très très facile au pas très dur!”

    Aucune contrainte de temps ni d’engagement, les moniteurs présents sont là pour donner des conseils, aider ceux qui le veulent à se noter. On pourra également essayer la gamme Montesa Cota 4tps.

    C’est à partir de 9 h 30 le matin, c’est gratuit, avec possibilité de manger au restau (réservations au 04 93 60 75 67).

    Pour tout renseignement complémentaire, demander Adrien au 04 93 60 73 55 ou 04 93 60 75 67.

    Casteu sur le chemin de la victoire

    boade_mondial Que David Casteu se rassure : même s’il n’a pas - encore - gagné le Dakar, ses récents résultats en championnat du monde ne sont pas passés inaperçus. Dans le sud, on est sensible à son panache et à sa gentillesse. D’ailleurs, certaines communes ont prévu de lui rendre hommage, comme en témoigne la photo ci-dessous… On notera le symbole du panneau principal qui se rapporte au RoadBook de rallye et les quelques panneaux supplémentaires qui mettent en garde les adversaires de David : le premier montre qu’il est interdit de doubler un Casteu qui roule, et le second indique le compteur de victoires en rallye… Allez David, on y croit !

    Interview Xavier Mille

    Xavier Mille est un garçon très sympa, que j’ai rencontré dans l’atelier de l’Espace Loisir Boade. En bleu de travail, il remontait une 250 TTR quand je l’ai interrompu pour cette petite interview. Moi qui croyait que tous les pilotes pro et semi-pro ne faisaient que s’entraîner, j’ai essayé de comprendre comment faisait Xavier pour enchaîner boulot et moto…

    boade_mondialA quel âge as-tu commencé le trial ?
    J’ai commencé à 8 ans, ça va donc faire 10 ans que je roule en trial.

    Cette saison, tu roules dans quelle catégorie ? Avec quels objectifs ?
    Je roule en Sénior 1. J’espère rentrer dans le top 5 en fin de championnat. Mais déjà 7-8 serait un bon résultat.

    Aujourd’hui, nous sommes à l’espace Loisir Boade, et tu travailles comme mécanicien. Explique-nous comment tu arrives à concilier un travail sommes toutes déjà fatiguant et l’entraînement au niveau S1…
    Je passe ma journée à travailler, c’est vrai, et le soir, quand je rentre, je dois aller rouler pour garder mon niveau. Mais quand on voit les autres rouler toute la journée, ça motive aussi, on se dit le soir que c’est à son tour de rouler (rires). Je roule près de chez moi, donc c’est quand même assez facile surtout en ce moment où il fait jour assez tard le soir.

    As-tu un programme physique spécial en plus de la moto ou le fait de bosser debout toute la journée te suffit-il ?
    Je passe 4 jours à rouler et un ou deux soirs à faire de la préparation physique à la maison, avec de la muscu et du footing.

    Tu roules actuellement sur un 2T. Tu n’as donc pas cédé à la mode du 4T ?
    Je roule sur un béta 270 2T. L’an dernier je roulais en 4T, et l’an prochain je roulerai peut-être en 4T.

    Quel avantage auras-tu à rouler en 4T ?
    Des avantages, il n’y en a pas forcément… Déjà, le moteur sera moins puissant que les 2T. C’est surtout pour le plaisir de rouler différemment de ce que je connais déjà.

    A ton niveau, est-ce facile de trouver des sponsors ?
    Non, c’est très difficile lorsqu’on fait du trial. Les entreprises donnent assez facilement pour le cross, voire l’enduro, mais pour le trial il n’y a rien. Ceux qui donnent sont les petits artisans qui ne gagnent pas grand chose, ils m’aident dans la mesure de leurs moyens. Heureusement qu’il y a le Team Maya Moto et mes parents qui m’aident à côté.

    Cette courte entrevue laisse comprendre une chose : les garçons comme Xavier qui évoluent à ce niveau ne sont pas là par hasard. Outre leur talent naturel, ils cachent comme Xavier derrière une gentillesse de tous les instants une vraie rage de réussir dans leur sport. Cette volonté est sûrement la marque des vrais champions… Reste que cela ne doit pas être facile tous les jours, surtout quand les sponsors se font un peu attendre… Espérons que le Championnat du Monde organisé à Boade soit un succès et change l’image du trial au niveau local. Ça aidera peut-être Xavier à se faire connaître…

    boade_mondial
    boade_mondial

    Trial GP Mondial : Allez-y en famille !

    Lors de mon escapade à Boade (voir article précédent) j’ai pu discuter avec Maya du Championnat du Monde de trial organisé sur le site les 26 et 27 mai prochains.

    Le GP est-il une épreuve réservée à un public de spécialiste, ou est-ce un spectacle familial ? La course est-elle compréhensible pour le grand public ? Les zones sont-elles accessibles ? Autant de questions auxquelles Patrick s’est empressé de répondre :

    “L’épreuve aura lieu sur le site de Boade. Nous avons créé pour l’occasion un parking de 8000 places, donc il n’y aura aucun problème d’accès. Des navettes seront mises en place pour rejoindre les zones toute la journée. Le circuit est court, il ne fait que 1,48 km, ce qui le rend particulièrement accessible.
    Pour que le public profite pleinement du spectacle, les zones sont très proches les unes des autres. Ainsi, on aura 9 zones concentrées sur une distance de 300 mètres. Une famille avec de jeunes enfants peut donc venir sur le GP voir évoluer les meilleurs pilotes mondiaux dans de bonnes conditions.
    Il y aura 3 speakers répartis sur le parcours, afin que le public puisse suivre l’évolution de la course. De cette manière, même les non-spécialistes pourront comprendre ce qui se passe.
    C’est important que des familles se déplacent sur le GP avec leurs enfants, car avec le championnat junior, ils verront que des jeunes de 16 ans peuvent percer dans ce sport. Ça peut susciter des vocations. Et comme la course a lieu à côté de l’école de trial, les parents sauront qu’on peut encadrer la découverte du sport, ça rassure.”

    Le trial a souvent gardé l’image d’un sport de foire, où des motos montent sur de vieilles voitures sorties de la casse locale. Penses-tu que le GP puisse faire évoluer cette image dans le grand public ?

    “Il n’y a pas eu de GP dans le sud depuis bien longtemps, et c’est donc un événement très important. Nous avons soigné l’aspect visuel pour que le spectacle soit plaisant. Toutes les zones sont naturelles, et le public passera un week-end en pleine nature avec en plus une compétition des plus relevées. Ce sera un moment magique.”

    Les réponses de Maya sont éloquentes, ce grand prix doit être l’occasion de faire découvrir le trial à vos proches, amis ou famille, et redorer l’image de la moto verte, trop souvent diabolisée dans notre région. Alors, les 26 et 27 mai, tous à Boade !

    boade_mondial

    Endurer sur un terrain privé : pour quoi faire ?

    Un peu partout en France, les enduristes se voient proposer l’accès à des sites privés, qui leur offrent, moyennant un droit d’entrée variable, la possibilité de rouler sur un terrain entièrement dédié à la pratique de leur sport favori.

    Pour autant, le fait de payer pour rouler, qui plus est dans un espace restreint, semble assez éloigné de l’esprit du randonneur du dimanche. J’ai donc décidé d’aller voir sur place ce que pouvait apporter ce genre de structure à l’enduriste moyen, habitué à rouler dans son coin sur les chemins de sa région. Mon choix s’est porté sur l’espace loisir Boade, le plus près de chez moi. Situé dans les Alpes de Haute-Provence, pas loin de Castellane, l’endroit est isolé et offre un dénivelé important.

    Arrivé sur le site, on est accueilli avec gentillesse par le boss himself, le célèbre Patrick Féraud Alias Maya. Omniprésent dans le monde du trial, il ne dira - peut-être - rien à certains enduristes, mais dans ce cas, c’est qu’ils ne lisent pas MOTO VERTE !

    Au niveau infrastructure, un atelier de mécanique, un magasin bien fourni et des sanitaires propres donnent déjà un premier argument en faveur du site : en cas de pépin, la journée ne sera pas ruinée, il y aura toujours une pièce de rechange (voire une moto de loc’) pour finir la journée. Autres arguments, pour ceux qui se lassent de nos sempiternels sandwichs écrasés dans le sac à dos, le restaurant qui permet de s’en mettre plein le ventre après en avoir pris plein les bras…

    Mais on est là pour rouler et voir si les 100 bornes de voiture pour venir jusqu’ici valent le coup.
    Le domaine est balisé de flèches vertes, bleues, rouges et noires pour indiquer le niveau de difficulté des chemins, suivant le principe des pistes de ski. Pour autant, le balisage reste discret (comme sur un enduro) et le pilote roule en pleine nature sans être gêné par des panneaux trop présents.

    Le domaine permet de rouler sur de la grosse piste, avec pas mal de dénivelé. Pratique pour des débutants, qui prendront ainsi la mesure du domaine sans se faire peur. Viennent ensuite toutes sortes de chemins, avec de la bonne terre, des racines, des cailloux, des marches, de quoi contenter tout le monde. Les passages en sous bois alternent avec des petits single tracks à flanc de colline, où la vue dégagée oblige à couper les gaz quelques instants pour admirer le panorama. Des séances freeride sont envisageables sur certaines portions : sur des grandes “dunes” de sable noir, on se lance des défis de montée impossible, on envoie des coups de gaz rageurs dans des virages relevés glissants juste ce qu’il faut… trop bon !

    Pourtant jusque là, rien de révolutionnaire, me direz-vous. Certes, mais la première différence par rapport à une rando classique c’est qu’on peut repasser à l’envi dans un chemin technique ou particulièrement agréable, sans avoir peur de gêner qui que ce soit. On a ainsi profité de certains enchaînements en sous bois dans lesquels nous sommes repassés 5 fois de suite, créant une sorte de mini spéciale en ligne ma foi fort plaisante.
    medium_1.jpgL’autre point fort du site tient à la présence de pas moins de 7 terrains de motocross et de plusieurs spéciales en herbe. Ainsi, au détour d’un chemin, la rando se transforme pour quelques minutes en stage de cross improvisé : on travaille le saut sur une petite table sans danger, on attaque sur les virages de la spéciale… Ma p’tite KTM 125 EXC s’y est régalée et moi avec : défoulement garanti !

    Et c’est dans cet esprit que le concept prend tout son sens. Il ne s’agit pas - seulement - de randonner en toute tranquilité, loin des menaces de verbalisation d’agents forestiers zélés, mais bel et bien de se faire un stage sur mesure : franchissements, sauts, virages, orientation, tout le monde y trouvera son compte. Le pilote débutant peut, en repassant sur ses traces, travailler et progresser sur des points précis. le pilote confirmé peut préparer sa saison de ligue en ouvrant en grand sur les chemins, en se chronométrant en spéciale, toutes choses qu’il est souvent difficile voire impossible de faire dans les chemins ouverts à la circulation publique que nous pratiquons habituellement.

    Pour toutes ces raisons, l’expérience nous paraît non seulement concluante mais indispensable pour quiconque veut progresser techniquement. Il me semble que chacun aurait tout bénéfice à faire des journées “stages” de ce type plusieurs fois dans l’année pour travailler vitesse et technique. L’inter-saison, mais aussi les périodes d’été (où par chez nous tous les massifs sont fermés) sont des périodes à privilégier. Et quand on vous aura dit qu’à Boade, après l’effort, on peut bronzer autour de la piscine, vous n’aurez plus d’excuse pour ne pas profiter de cet excellent plan !

    toscane
    toscane

    Randonnez tranquille !

    La semaine passée, alors même que Moto Verte mettait en ligne son nouveau site internet (une réussite soit dit en passant), j’étais en Italie, pour une session de 5 jours de photos en Toscane.

    J’y suis allé avec mon Africa Twin, les sacoches et le top case pleins de matos photo.

    Contre toute attente, j’ai redécouvert pendant ces 5 jours l’essence de la randonnée en moto. Une liberté de circulation totale, des (petites) routes désertes, des pistes le long des champs ou en sous bois… Car avec une autonomie de 350 km, on peut flâner, chercher les meilleurs points de vue, et s’enquiller des heures de bécane sans se poser de questions.

    Alors, bien sûr, on est loin du Shark ou des spéciales d’enduro, mais après tout, ne dit-on pas que le bonheur est dans le pré ?

    toscane

    “Mon trial” d’Entrecasteaux

    Après avoir interviewé François Maudhuit, le Président du Moto Club d’Entrecasteaux, j’ai pris la décision de participer au 20ème trial d’Entrecasteaux. Vu le site, je savais que j’allais passer une bonne journée.

    Les bonnes nouvelles arrivent dès les inscriptions. Après avoir acquitté un droit d’engagement raisonnable (25 euros, soit la moitié du prix d’un enduro), j’ai droit à quelques œufs de pâques en chocolat et à un superbe Tee-Shirt noir aux couleurs du club. Ça commence bien !
    medium_1.jpgMalgré la date problématique, le dimanche de Pâques étant souvent lié à des contraintes familiales, 120 pilotes ont fait le déplacement. les trialistes qui se disent souvent plus concernés par la beauté du geste que par le classement ont l’air d’être quand même bien accros au championnat de ligue !
    9h00, je pars dans les premiers vu que je cours modestement en catégorie promotion. La météo est splendide, il a fait bon, et déjà dans ces conditions, le parcours de liaison d’une quinzaine de kilomètres se révèle enchanteur : traversée de champs fleuris, remontées de p’tits single tracks dans les bois, dénivellés important…Rien que pour la liaison, ça valait le coup de venir !
    Mais à force de flâner on arrive dans les zones et là les choses sérieuses commencent. Les premières zones, avec virages en dévers et gros dénivelé sont bien physiques et réchauffent les muscles. Puis, à mi-parcours, les zones changent et la terre meuble disparaît : gros blocs de granit, pierriers, les zones se durcissent et les pieds se font plus nombreux. Qu’importe, on est là avant tout pour progresser !
    medium_2.jpg
    Au fil des tours et des zones, on sympathise avec les coureurs qui tournent au même rythme. Les bouchons sont quasi inexistants, l’ambiance est décontractée. Les commissaires, équitables et souriants ont un petit mot pour chacun, les promeneurs rencontrés en liaison s’écartent avec bonhomie…Au bout de trois passages, je constate également que les chemins sont à peine marqués. Pourtant, 120 pilotes y sont déjà passés à trois reprises ! Cela explique sûrement le sentiment d’harmonie que l’on ressent dans une journée comme celle-là, où l’on pratique son loisir favori sans gêner qui que ce soit et surtout sans culpabiliser ! A bon entendeur…
    De retour au village, où se trouve la zone 12, je jette un oeil au classement et discute avec les autres pilotes. Tous se sont régalés, le niveau de difficulté semble avoir unanimement été apprécié. Malheureusement, je dois rentrer un peu tôt pour m’occuper de mes p’tits bouts à la maison. Je ne verrai pas le podium final. Mais j’ai déjà remercié tous les bénévoles que j’ai croisés à mon dernier passage, et je sais que je reverrai les pilotes à la prochaine épreuve. Merci à tous pour votre bonne humeur et à bientôt !

    medium_3.jpg

    Photos : La zone 12 amène le trial dans le village, pour le plaisir du public familial qui profite du soleil et du spectacle gratuit. Dans l’intervalle, les VTT Trial m’ont encore bluffé par leur maîtrise…